J’ai grandi à Genève au sein d’une famille nombreuse: ma famille est mon socle.
Dès mon plus jeune âge j’ai participé à plusieurs activités associative (distributions de muguet et autres actions caritatives avec ma mère), œcuménique (école du dimanche, chœur), musicales (piano, chant) et sportive (danse classique, natation synchronisée, patinage artistique).
Durant toute ma scolarité secondaire, j’ai toujours eu un fort attrait pour les sujets techniques et scientifiques.
J’avais d’ailleurs jeté mon dévolu sur l’architecture à l’EPFL avant de me décider pour le droit, en bilingue, à l’Université de Fribourg.
Ma mère nous a encouragé à apprendre et à maîtriser l’allemand. Elle avait conscience que nous aurions ainsi un atout sur le marché du travail très compétitif.
Je n’ai jamais pensé que je deviendrais avocate, en tout cas ce n’était pas ma vocation… c’est le plus beau de mes « accidents de parcours ».
J’ai eu mon premier abonnement CFF en 2006 (la fameuse voie 7 !) et j’ai toujours eu un abonnement de train depuis.
La voiture ce n’est pas pour moi (et le vélo non plus =).
Au Centre (le parti politique donc) j’ai trouvé ma place: que mes idées soient convergentes (ligne principale) ou divergente avec le parti, mes valeurs ont toujours été alignées et respectées.
Dans cet environnement, propice à mon épanouissement, je peux me développer personnellement et politiquement: c’est une vraie famille politique.
Depuis mes débuts en politique, je me suis découverte une passion pour les activités de terrain (récolte de signatures, stands, etc.).
Aller à la rencontre des citoyen.nes donne tous le sens à mon engagement politique : je veux être avec les gens et servir le bien commun.
Malgré la météo et quelques personnes pressées, l’immense majorité des contacts a été positive.
La population respecte l’engagement et moi celles et ceux qui m’accorde leur temps.
Pour moi : pas question de parler de « bon » ou de « mauvais » vote. Le seul ennemi de la démocratie à mes yeux est l’abstentionnisme.
En tant que membre de longue date de l’association Femmes Juristes Suisse, j’avais organisé un évènement à Fribourg pour échanger autour des 50 ans du droit de vote des femmes.
En raison de la pandémie du COVID, ce café scientifique, organisé par l’Université de Fribourg que j’ai eu le plaisir d’animer, s’est déroulé en ligne avec des centaines de participant.es.
Malgré les circonstances (« à distance »), quel honneur se fut pour moi que de permettre ce moment d’échanges avec des spécialistes des thématiques (juridiques, sociales, historiques) et quel plaisir j’ai eu à coorganiser cet évènement avec le BEF et la SSR.
Mes candidature au Conseil communal et au conseil général, en 2020-2021, sont de très belles expériences.
J’avais déjà fait de nombreuses et belles rencontres politiques dans le cadre de mes activités de membre de la Commission des naturalisations et j’ai beaucoup apprécié l’ambiance de camaraderie pendant de la campagne, tant au sein du parti qu’avec les autres partis.
Très rapidement, au Conseil général, j’ai assisté à des scènes qui ont frôlées la mauvaise foi en politique : quelle ne fut pas ma surprise, par exemple, lorsqu’au après l’intervention de ma collègue et amie Anne-Elisabeth Cattaneo-Python (question : https://www.ville-fribourg.ch/actualites/question-82-2021-2026-nouveau-trace-de-la-bande-cyclable-le-long-de-la-route-du-jura) le marquage de la piste cyclable dans le quartier qu’elle avait évoqué a été corrigé… On lui avait pourtant répondu sur le ton « circuler, il n’y a rien à regarder »…
Ces situations ont renforcé ma conviction que par l’engagement (politique) nous pouvons avoir un impact sur le quotidien de tous les fribourgeois.es.
L’année de célébrations du 50ans du droit de vote a été celle où je me suis rendue pour la première fois sur le Grütli.
Avec des amies, nous avons embarqué à Brunnen, aux côtés des Conseillères fédérales, sur le bateau qui nous a amené jusqu’à ce lieu chargé d’histoire et sur lequel nous avons pu laisser notre emprunte énergétique^^
Alors que je viens d’être élue au Conseil général, je décide de me porter candidate pour « la Session des femmes », la deuxième de l’histoire, l’année de célébration des 50 ans du droit de vote des femmes.
J’étais assise à côté d’une élue verte vaudoise et nous avons vite sympathisé !
Ensemble, dès le premier jour, nous avons fait la une de la presse alémanique.
Quelques années plus tard, pendant la crise du COVID, j’ai compris que la Ville de Fribourg était devenu mon « chez moi ».
J’ai expérimenté l’intégration en Ville de Fribourg par mes engagements (y compris par la politique) : quelle(s) belle(s) aventure(s) !
En 2023, je suis devenue citoyenne de la Ville (« Bourgeoise »), sous les applaudissements de mes ancien.nes collègues de la Commission des naturalisations et en même temps que Thierry Steiert, syndic de la Ville.
J’aime la nature (les créatures qui la peuplent aussi) et son exploration (randonnée): un petit tour dans la vallée du Gotthéron me permet d’évacuer toutes mes frustrations et de chasser tous les nuages de ma journée !
La force de mon engagement politique réside dans ma passion pour l’humain.
Je tire mon sens du devoir de la culture africaine : d’une part parce que je me sens concernée par tout ce qui se passe dans l’espace public, notre espace public que nous partageons et chérissons (à des degrés différents j’en conviens) et d’autre part, parce que je considère chacun.e des citoyen.nes de cette ville (et au-delà bien sûr) comme un « parent » et cette approche me guide pour agir avec bienveillance, dans le respect de leur dignité.
J’ai quelque chose à apprendre de tout un chacun.